«Dans ce pays [le Brésil], on peut se toucher avant même de se connaître. En revanche, se parler, évoquer ses sentiments est un moment beaucoup plus tardif dans une relation»
Il m’a fallu des années et des progrès dans le bilinguisme, pour me faire à l’idée que la conversation brésilienne, qui a l’air de rapprocher, maintient aussi la distance et n’a pour but ni de se découvrir ni d’établir la vérité comme nous croyons chez nous qu’elle peut l’être.
…j’ai fini par me faire à l’idée que pour me retrouver tout entier, ici et là, il me faudrait abandonner la quête très européenne de la bienveillante unité de l’être.
Extrait de l’article de Laurent Wolf apparu au journal Le Temps du 8 septembre 2009.