Comments
blog comments powered by Disqus

Je disais il y a quelques jours que je ressentais comme une boulimie d’images, surtout de les faire moi même ces images, d’aller photographier le dehors, d’aller dans la nature, marcher, voir, écouter. De retrouver des choses différentes de celles que l’on trouve dans les villes, loin des hommes pressés, loin de mon ordinateur, des voitures et du bruit.

Non pas pour me calmer. Je ne suis pas inquiet, ni nerveux ni déçu, de la vie qu’on a, mais simplement pour rejoindre un monde plus proche de l’animal et de l’enfant que nous sommes, aussi plus simple parce que avec de règles plus claires.

Dehors il y a le jour, l’aube, le crépuscule. Les saisons, avec l’effet de la lumière sur les formes et les volumes, mais aussi avec l’effet de l’absence de cette lumière.

Il y a aussi les textures, les couleurs, les nuances, les reflets. Il y a aussi les sons et un certain silence. Ces choses qu’on a appris a voir étant bébé.

Il y a le règne du végétal et des êtres vivants, qu’on a apprécie plus tard.

La photographie pourrait être mon alibi, une excuse. Et en partie c’est vrai. Je me sert de la photographie pour vous montrer ce que je vois. Mais photographier c’est comme la pèche et la chasse. C’est l’art d’être au guet. D’affuter le regard pour essayer d’enfermer le monde dans un rectangle. On peut avoir le regard décoratif, descriptif, conceptuel, romantique, symphonique ou nostalgique. Mais c’est un cri qui dit: je veut comprendre, je veut savoir, je vais découvrir par mes sens.

Alors je continue.

Notes